Albert Chanel, ce père si absent de la vie de Coco
Né le mercredi 19 novembre 1856 dans le Gard, à Nîmes, Albert Chanel est une créature du XIXème siècle qui n’a jamais connu le XXème.
Exerçant la profession de marchand ambulant, il a épousé une certaine Jeanne Devolle – de six ans son cadet – en l’an de grâce 1884 à Courpière dans le Puy de Dôme, en Auvergne.
- Interlude marital: Saviez-vous que la mère du numéro 5 a failli devenir Madame à l’état civil ?
De cette union, naîtra six frères et sœurs.
Et des six, seule une verra son étoile s’élever promptement au cours des décennies suivantes.

C’est l’acteur italien Cosimo Fusco qui joue le rôle du papa de Gabrielle dans ce biopic chanelien. (© Capture d’écran | Titre: Coco Chanel | Réalisateur: Christian Duguay | Date de sortie: 13 septembre 2008)
Cette fratrie nombreuse n’a accouché que d’un fils.
Seule Julia Berthe née en 1882 – et mariée à Antoine Palasse – a pu mettre au monde un enfant le mardi 29 novembre 1904.
- Intermède dynastique: Le cimetière helvétique de la couturière
Ce dernier, du nom d’André Marcel Palasse, sera l’héritier de la fortune colossale laissée par Mademoiselle en 1971.
Riche en argent, pauvre en talent, il n’est hélas pas parvenu à se faire un nom parmi les grands créateurs de mode de son époque ; et ce malgré le prestige réputationnel de son illustre tante.
(© Capture d’écran | Source gallica.bnf.fr / BnF | Le Petit Midi : journal quotidien d’informations [« puis » journal politique quotidien « puis » journal républicain quotidien] | Date: 30 octobre 1898)
Décédé le samedi 16 février 1895, la postérité n’a retenu d’Albert qu’une seule chose: qu’il fut un « père de ».
Absent, il l’a assurément été en 38 années d’existence ; surtout au décès de son épouse le lundi 18 février 1895 à Brive.

Cet arbre généalogique n’est pas trouvable sur la page Wikipédia de la papesse de la haute couture
Fuyant sa responsabilité paternelle, il a préféré confier sa progéniture à l’abbaye corrézienne d’Aubazine.
La petite Gabrielle était alors âgée de douze ans au moment de cette tragique perte.
En quête de cette figure tutélaire jamais au rendez-vous, sa fille a alors collectionné les amants sans jamais opter pour les affres du mariage.
Du moins, c’est ce qui est affirmé dans l’ensemble des biographies rédigées à son sujet.



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