Le premier (et dernier) mari de Coco Chanel

La postérité a retenu de Gabrielle « Coco » Chanel qu’elle ne fut jamais le trophée d’un mari.

Inexpugnablement Mademoiselle, ses biographies sont unanimes sur un point: elle n’a jamais basculé du côté Madame de la force.

Et pourtant…

Les archives de la BNF offrent un autre son de cloche qui pourrait une fois de plus relancer les débats autour de sa légende officielle.

Gabrielle Chanel Mari 1906(© Capture d’écran | Source gallica.bnf.fr / BnF | Le Progrès : journal de Lyon, politique, quotidien | Date: 10 octobre 1906)

En effet, dans la rubrique mariage de cet article datant du mercredi 10 octobre 1906, on découvre avec surprise qu’une certaine Gabrielle Chanel fut mariée à Pierre Guillot.

Chef de la maison Bonnet, son épouse n’exerçait alors aucune profession.

Deux hypothèses de travail s’ouvrent face à cette découverte: soit il s’agit d’une homonyme (comme il en a tant existé avant la papesse de la haute couture), soit il s’agit d’ELLE en personne.

Auquel cas, ce serait une découverte biographique majeure: Coco aurait été secrètement mariée à l’âge de 23 ans.

Homonyme de Gabrielle Chanel en 1794(© Capture d’écran | Source gallica.bnf.fr / BnF | Gazette des nouveaux tribunaux | Date: 1er septembre 1794)

Et en y regardant de plus près, à la loupe, on constate que derrière le « n » de ce patronyme se cache un « p ».

Ça n’est donc pas « Chanel », mais « Chapel »… Fausse piste, donc.

Car en réalité, la mère du numéro 5 n’était pas foncièrement opposée aux affres de la vie de couple.

Son premier Pygmalion, celui qui lui a mis le pied à l’étrier, s’appelait Étienne Balsan.

Étienne Balsan , le premier amour officiel(© Capture d’écran | Source gallica.bnf.fr / BnF | Écho des marchés du Centre : (Petites affiches de l’arrondissement d’Issoudun) : journal des denrées, feuille commerciale de l’agriculture, de la meunerie et de la boulangerie | Date: 29 septembre 1904)

Puis vint Arthur « Boy » Capel, le Grand-Duc Dmitri Pavlovitch de Russie, le Duc de Westminster…

Son petit cœur avait suffisamment de place pour pouvoir mettre plein d’amants dedans. 

Mais celui qui a failli lui faire accoucher d’un « oui » à l’église s’appelait Paul Iribe.

Paul Iribe, projet de mariage en 1933(© Capture d’écran | Source gallica.bnf.fr / BnF | Point de vue, Images du monde : le journal des princes d’aujourd’hui / [dir. publ. Laure Boulay de la Meurthe] | Date: 21 janvier 1954)

Rivarolien avant l’heure, ce polémiste – précurseur de la mouvance Art déco – fut l’homme de sa vie des années 30.

Une passion qui aurait dû naturellement aboutir sur un mariage.

Hélas, son épouse américaine – une certaine Maybelle Hogan – avec laquelle il était en procédure de divorce n’a pas voulu lui rendre sa liberté.

Décédé prématurément en 1935 sur un court de tennis à Roquebrune, il fut l’avant-dernier frisson pré-marital de Mademoiselle avant son ultime flirt avec un aristocrate germain au service du IIIème Reich, un certain Hans Gunther von Dincklage.

2 réflexions sur “Le premier (et dernier) mari de Coco Chanel”

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