Melitta Rotvand: petite-fille d'une Princesse géorgienne et mère de Guillaume Gallienne
Melitta Rotvand-Gallienne est passée à la postérité dans le VIIème Art grâce au film culte de son fils: « Les garçons et Guillaume, à table ! ».
Dépeinte sous les traits d’une mère aussi élégante qu’exigeante, elle a forgé cet enfant à son image, à tel point que celui-ci a fini par la mimétiser, jusqu’à parfois s’oublier lui-même.
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Issue de la haute aristocratie géorgienne, sa grand-mère maternelle — la Princesse Melita Cholokashvili — a marqué son époque en devenant l’une des toutes premières égéries de Chanel, aux côtés de sa fille — Lilia Zelenskaya — et de sa compatriote de Batoumi, Mary Eristavi.
Ce triumvirat du Caucase a ainsi brillamment incarné le raffinement d’une noblesse en exil, fuyant les avancées de la horde bolchevik du nord pilotée en sous-main par le camarade Djougachvili.
Melitta est ici interprétée par son propre fils — réalisateur de ce film autobiographique — quand Jean-Claude Gallienne — le père — est joué par André Marcon. Une production cinématographique à succès qui enregistra plus de 3 millions d’entrées en francophonie. (© Capture d’écran | Chaîne de Gaumont sur YouTube | Date: 16 octobre 2013)
Et malgré la résistance héroïque d’un autre Cholokashvili, en la personne de Kakutsa, le soviétisme a fini par triompher, au détriment de cette armée d’insoumis.
Dès lors, la ville essonnienne de Leuville-sur-Orge devint la nouvelle capitale de la République démocratique de Géorgie.
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Le peintre Savely Abramovitch Sorine a même portraituré son aïeule, en 1927, lors d’un passage à Paris.
Tableau que cette dernière n’appréciait guère — et pour cause: sur celui-ci, elle donne l’impression de toiser son monde avec dédain.
Sur le plan généalogique, la mère de Guillaume Gallienne est la petite-fille d’un Zelensky, qui a épousé « Madame Melita » en 1915. L’année suivante, Lilia Zelenskaya a vu le jour et devint plus tard mannequin Chanel dans les années 30. Née en octobre 1941, Melitta Marie Thérèse Rotvand incarne la quintessence de la haute noblesse russo-géorgienne.
Un snobisme, en somme très aristocratique, dont elle n’était absolument pas coutumière au quotidien.
Cette toile est donc considérée comme un raté selon les dires de son arrière-petit-fils, bien qu’il ait cheminé jusqu’à elle au musée de Tbilissi.

Au cours de cette émission littéraire animée par Augustin Trapenard, le comédien a clamé — au débotté — plusieurs vers de Pouchkine pour le plus grand bonheur des auditeurs. À la présentation du tableau de sa bisaïeule, il a confessé sa répulsion, rappelant que ce portrait de Sorine dégageait un air hautain qu’elle n’a jamais eu. (© Capture d’écran | Chaîne de La Grande Librairie – France Télévisions sur YouTube | Date: 26 mai 2025)
Un pèlerinage mémoriel qui a servi de support à l’écriture d’un roman paru en 2025 aux éditions Stock, Le buveur de brume.
Il y relate ce voyage vers son pays originel, et ses retrouvailles avec cette ancêtre qui avait pour surnom « Babou ».


Au cours de l’émission animée par Jean-Christophe Buisson, l’interprète d’Oblomov révèle que son père — Jean-Claude — était surnommé avec humour le « garagiste » par sa bisaïeule, car ce dernier gérait des affaires de transport. Le portrait de l’épouse de Georges Rotvand, fille de Konstantin Zelensky, fut aussi présenté à cette occasion. D’une beauté vénusienne, elle était l’égale d’une Cindy Crawford à cette époque-là. (© Capture d’écran | Chaîne de Le Figaro TV sur YouTube | Date: 4 juillet 2025)
Hélas, tout ne s’est pas déroulé comme il l’avait originellement imaginé… Loin de là.
Et c’est justement ce couac qui a servi de fil d’Ariane à l’ouvrage.
(© Capture d’écran | Source gallica.bnf.fr / BnF | Benjamin : le premier grand hebdomadaire français pour la jeunesse | Date: 22 septembre 1938)
Comme si certaines roses ne pouvaient que fleurir dans la boue: la sienne a transformé en engrais poétique cette expérience vaseuse (pour ne pas dire désastreuse).
Il y explique notamment qu’il a reçu en héritage les bonnes manières de cette arrière-grand-mère, qu’elle pratiquait non sans naturel.
La famille Tcholokachvili a compté en son sein un Colonel ayant mené une lutte anti-bolchévik au début des années 1920. Contraint à l’exil, loin de sa Kakhétie natale, c’est en Haute-Savoie qu’il a vécu le dernier chapitre de sa vie. (© Capture d’écran | Source gallica.bnf.fr / BnF | Le Petit Provençal : journal politique quotidien | Date: 21 septembre 1924)
Fruit de son Histoire familiale frussienne, il a choisi de mettre sa plume au service de ses ancêtres géorgiens.
Un galop d’essai réussi pour ce primo-romancier, qui se voit gratifier de critiques élogieuses par les connaisseurs du genre.


